Depuis fin 2006 pour la vente et juillet 2007 pour la location, tous les logements doivent avoir fait l'objet d'un diagnostic de performance énergétique (DPE). Réalisé par des professionnels certifiés, il permet notamment d'informer l'acquéreur ou locataire de la consommation moyenne du logement et de lui donner des conseils pour en améliorer les performances. S'il est imposé par la loi, de plus en plus de particuliers y ont recours afin de mieux connaître leur habitation et souvent avec l'ambition de la rénover. En dehors des cas où la réglementation rend le DPE obligatoire, ils peuvent ainsi bénéficier d'un crédit d'impôt de 50%. Une aide non négligeable pour un bilan qui coûte entre 100 et 250 euros, en fonction de la surface du logement.
Les gaz à effet de serre aussi
Mais si le diagnostic de performance énergétique peut s'avérer être un précieux document avant de lancer lourds investissements, « il ne faut pas le confondre avec le bilan thermique », met en garde Claude Bensoussan, directeur de Cappex, qui réalise des diagnostics immobiliers en Loire-Atlantique. Plus précis, le bilan thermique décrit les performances de chaque élément qui constitue le logement et en détermine la facture énergétique annuelle.
Le DPE évalue quant à lui les consommations prévisionnelles et fournit deux « étiquettes » : une étiquette-énergie qui classe le logement sur une échelle de A à G et une étiquette qui indique les émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, les professionnels répertorient les équipements du logement. « Nous tenons compte de la constitution de tous les murs, de tous les éléments d'isolation, des dalles au sol, précise Claude Bensoussan. Nous prenons en compte l'étage auquel est situé l'appartement pour calculer la surface des murs déperditifs, le type d'isolant, l'isolation de la charpente pour une maison... »
La majorité en C, D ou E
Moins précis que le bilan thermique, le DPE n'en est pas moins un outil complet. Chauffage, type de ventilation, orientation du bien, type de menuiserie... « Une fois tous ces éléments réunis, nous les entrons dans un logiciel pour faire des calculs savants. » Une estimation de la consommation annuelle est alors établie et permet de formuler des préconisations pour réduire la facture énergétique. « Elles concernent souvent l'isolation des murs et des combles dans une maison, le chauffage ou l'installation d'un robinet thermostatique », relève Claude Bensoussan.
En 2008, 71% des logements étaient classés en catégorie C, D ou E sur l'échelle de A à G. Seulement 3% occupaient la catégorie B et aucune la A. Selon Claude Bensoussan, des bâtiments particulièrement énergivores continuent à être construits. « Dès qu'on est dans une construction en béton, avec un chauffage électrique, on est moins performant. Souvent en logement collectifs, on est en tout-électrique », regrette le professionnel de l'immobilier
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